Quelques citations

"L'asbl Quelque Chose à Faire est une révolte, pacifique, mais une révolte quand même, contre l'idée que l'on ne peut rien faire contre la fatalité qui nous assaille si durement. C'est la négation de l'idée si répandue qu'il faut attendre, attendre que la conjoncture économique change"
Roger Vanthournout, fondateur, 1984

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« Je ne suis pas venu vous parler de la pauvreté – je pourrais le faire – mais de richesse. Je ne suis pas venu vous parler des jeunes démunis de tout, pour lesquels on demanderait la charité. Je suis venu vous parler d’un capital de savoir-faire et d’intelligence pratique. Si l’on sait s’y prendre, ce capital ne demande qu’à être mis en valeur et à fructifier.

« Je suis donc venu vous dire, aussi avec toute ma conviction, toute ma foi, que face à ce qui se passe et qui nous dépasse – crise, chômage, insécurité croissante, nouvelle pauvreté – il y a quelque chose à faire. Peut-être ne pouvons-nous pas intervenir au niveau international, au niveau de je ne sais quelle conjoncture, qui dit-on est la cause de nos malheurs, mais nous pouvons intervenir au plan local, où nous touchons la réalité de tous les jours …

«C’est une révolte – pacifique – mais une révolte quand même, contre l’idée que l’on ne peut rien faire contre cette fatalité qui nous assaille si durement. C’est la négation de l’idée qui est répandue un peu partout, qu’il faut attendre, attendre que la conjoncture économique change. »

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« J’ai toujours remarqué le profond changement qui s’opère dans un homme quand il sait se réaliser par un travail … » mais un jour ils n’ont plus trouvé de travail, ils pouvaient faire toutes les usines et tous les chantiers, ils n’en trouvaient pas …

«Serait-il vrai que le progrès nous a joué un mauvais tour ? Juste au moment où l’humanité a découvert des possibilités insoupçonnées et a acquis une maîtrise inouïe des forces cachées dans les choses, une crise se déclare qui a tendance à devenir mondiale et un pessimisme profond s’empare des hommes. »

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« Nous avons commencé, le 11 mai 1981, un lundi, sur un défi venant d’un ouvrier qui, depuis lors, travaille avec nous. J’avais écrit un article sur la jeunesse désœuvrée de Monceau-sur-Sambre et sur le fait que des muscles inutiles sont durs à porter. J’avais parlé d’un projet de mise au travail de jeunes. Nous avions contacté des personnalités et des institutions, et tout le monde me sortait la fameuse phrase que, depuis lors, j’ai entendu tant de fois : « vous prêchez à des convertis, Monsieur l’abbé, mais rien ne venait, rien ne commençait. Alors, mon copain de travail en chômage, un maçon de 50 ans me dit : « Ecrire, parler, avoir son nom dans le journal, ça vous avez faire. Mois je suis prêt à vous aider, mais il faut faire quelque chose ». C’est alors, qu’ensemble, nous avons décidé de commencer le lundi suivant, le 11 mai 1981.

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